Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment les panneaux solaires photovoltaïques, symboles d’une énergie durable et prometteuse, fonctionnent réellement. Or, derrière de telles prouesses se cachent des métiers souvent méconnus et indispensables : études et recherches, fabrication, installation, etc.
Des installateurs aux ingénieurs, des chefs de projets aux responsables de maintenance, tous travaillent de concert pour transformer les rayons du soleil en électricité propre et renouvelable. Dans un contexte où les enjeux environnementaux ont une place prédominante et où la transition énergétique n’est plus une option, le développement des filières du photovoltaïque assure de belles perspectives aux métiers qui s’y rapportent.
Vous souhaitez découvrir les opportunités dans le secteur des énergies renouvelables ? Vous voulez identifier les différents métiers auxquels faire appel pour votre projet solaire ? Vous êtes au bon endroit ! C’est parti pour un tour d’horizon des principaux métiers du photovoltaïque.
Sommaire de l'article
I. Le photovoltaïque : un secteur d’avenir
Le photovoltaïque s’affirme comme un secteur d’avenir et démontre toute sa vitalité à travers des chiffres clefs. Par exemple, en 2021, la filière solaire a établi un nouveau record avec 2 687 MW (mégawatt) raccordés en France, ce qui témoigne véritablement de sa croissance soutenue.
Mais, ça représente quoi 2 687 MW ? Pour faire simple, 1 MW est égal à 1 000 kW. À titre d’indication, la consommation moyenne française d’électricité est de 2 223 kWh par personne sur un an. Ainsi, pour la première fois, la production solaire a couvert 3 % de la consommation électrique totale du pays (contre 2,8 % en 2020).
Au premier semestre 2023, l’énergie solaire continue son accélération dans l’Hexagone, avec une augmentation notable des installations en autoconsommation chez les particuliers. Ce dynamisme se traduit entre autres par un rythme de déploiement soutenu, qui illustre la place grandissante du photovoltaïque dans le mix énergétique. Avec une puissance du parc solaire photovoltaïque estimée aux environs de 17,2 GW (Gigawatt, 1 GW = 1 000 MW), ces résultats ne font que souligner un peu plus l’importance de l’énergie solaire dans la production d’électricité.
Et il y a fort à parier que les chiffres augmentent dans les prochaines années, surtout lorsqu’on sait que l’installation de panneaux solaires compte parmi les démarches de transition écologique les plus soutenues par le gouvernement et les collectivités. De nombreuses primes et aides permettent en effet aux particuliers de minimiser le coût d’acquisition.
À cela s’ajoute l’augmentation constante des tarifs de l’électricité, une tendance qui ne va sans doute pas se résorber de sitôt, bien au contraire, avec la levée du bouclier tarifaire. Alors que ce dernier gelait la montée des prix de l’électricité (et du gaz), permettant aux particuliers de ne pas ressentir cette augmentation sur leurs factures d’énergie, il disparaîtra peu à peu à compter du 1er janvier 2025.
Or, après une première augmentation de 15 % le 1er février 2023, puis une seconde augmentation de 10 % en août, cela ne laisse rien présager de bon pour les années à venir. Particuliers, entreprises (de la PME au grand groupe), artisans, collectivités ou autres, nous avons tous tout intérêt à nous tourner vers de nouvelles solutions d’énergie, telles que le photovoltaïque.
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II. Les métiers techniques et d’installations photovoltaïques
L’évolution rapide du secteur photovoltaïque crée une demande croissante pour les professionnels qualifiés. Et parmi les acteurs essentiels, l’installateur de panneaux photovoltaïques occupe une place centrale.
À ce propos, sachez qu’une grande partie des installateurs sont bien souvent des électriciens ou des couvreurs qui ont fait évoluer leur métier vers celui d’installateur photovoltaïque. L’avantage de cette évolution est simple : les assureurs accordent plus facilement la garantie décennale à ces professionnels.
1. Installateur de panneaux photovoltaïques
Vous vous en doutez, concrétiser un projet photovoltaïque nécessite des installateurs compétents. Il doit donc s’agir d’un artisan spécialisé dans la mise en place de systèmes solaires photovoltaïques (production d’électricité) ou thermiques (eau chaude, chauffage). Mais son rôle ne se limite pas seulement à l’installation physique des panneaux, il englobe également la planification et la maintenance.
Qu’est-ce qu’un installateur de panneaux photovoltaïques ?
Bien en amont de l’installation de panneaux solaires, l’installateur de panneaux photovoltaïques réalise les études préalables et indispensables au chantier (expertises techniques et diagnostics). Il conseille et informe le client sur différents points :
- l’estimation de la production et du rendement en fonction de l’ensoleillement ;
- le temps et le coût du chantier ;
- les étapes et le déroulement du chantier.
Lorsque tout est bien cadré, il procède à la mise en œuvre du chantier et à l’installation des panneaux solaires photovoltaïques : sécurisation du chantier, dépose des tuiles existantes, fixation des pâtes, des rails, des onduleurs et des panneaux, contrôle de l’étanchéité, raccordement des panneaux et des compteurs au tableau électrique, etc.
Enfin, comme nous le disions, l’installateur de panneaux photovoltaïques a aussi pour mission de veiller à la maintenance. Celle-ci est indispensable pour assurer le bon fonctionnement des installations tout au long de leur durée de vie.
En bref, un installateur efficace doit faire preuve de multiples compétences (couverture, zinguerie, connaissances en électricité et en menuiserie, etc.). Il doit aussi être en bonne condition physique, puisqu’il travaille en hauteur et en extérieur, sans parler des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours optimales.
Quels diplômes et formations pour devenir installateur de panneaux photovoltaïques ?
Pour accéder au métier d’installateur de panneaux solaires, différentes voies sont envisageables :
- un CAP Installateur en Équipements Thermiques ;
- un bac Pro Technicien en Installation des Systèmes Énergétiques et Climatiques ;
- des formations spécifiques en photovoltaïque (BP Installations et Équipements Électriques) ;
- un CQP (certificat de qualification professionnelle) Installateur-mainteneur en Systèmes Solaires Thermiques et Photovoltaïques ;
- etc.
Le salaire moyen d’un installateur de panneaux photovoltaïques est d’environ 30 000 € à 35 000 € par an. En matière d’évolution de carrière, il peut s’orienter vers des postes de chef de chantier ou se spécialiser dans la maintenance après quelques années d’expérience.
Bon à savoir : Que vous souhaitiez devenir installateur de panneaux solaires ou que vous recherchiez un professionnel pour votre projet solaire, pensez aux labels et certifications, des gages de sérieux et de confiance pour les clients. Dans le secteur du photovoltaïque, il s’agit principalement :
- de la certification Qualifelec RGE, qui reconnaît le savoir-faire du professionnel et dont la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) témoigne de l’engagement responsable de l’artisan ;
- du label AQPV (Alliance Qualité Photovoltaïque), qui valorise les panneaux solaires fabriqués et/ou assemblés en France ;
- de la certification QualiPV, qui reconnaît la qualité des services et produits (pose, entretien, conseils).
Sachez que la vente et l’installation de panneaux solaires n’imposent pas une obligation de certification. Toutefois, la labélisation ou la certification du professionnel sont obligatoires pour bénéficier des primes et aides financières de l’État. Elle permet ainsi aux clients de faire des économies sur leur installation et assure un véritable avantage concurrentiel aux professionnels.
2. Ingénieur de projet solaire
Le rôle de l’ingénieur de projet solaire peut sembler un peu plus flou du point de vue des particuliers, mais il est pourtant crucial pour les installations de grande envergure qui nécessitent une réflexion accrue.
Qu’est-ce qu’un ingénieur de projet solaire ?
L’ingénieur de projet solaire intervient principalement dans les chantiers de grande taille. C’est en quelque sorte l’architecte des systèmes photovoltaïques.
Il travaille principalement dans un bureau d’études où il monte un projet à partir des données sur l’impact environnemental, l’ensoleillement, les conditions techniques. Ses missions sont variées :
- rédaction de devis précis ;
- suivi des demandes d’autorisation et des démarches en vue du raccordement au réseau électrique ;
- gestion de projets ;
- coordination des équipes ;
- montage financier du projet ;
- visites régulières sur le chantier pour le superviser ;
- etc.
Vous l’aurez compris, c’est le chef d’orchestre qui pilote le projet, monte les études de faisabilité et concrétise la mise en service de l’installation. Ses missions vont bien au-delà du génie technique. Elles incluent aussi la recherche constante de solutions innovantes et durables pour répondre aux besoins énergétiques de demain.
Comment devenir ingénieur de projet solaire ?
Le parcours pour devenir ingénieur de projet solaire débute souvent par une formation spécialisée en ingénierie énergétique ou en génie électrique. Un diplôme de niveau bac + 5, voire une spécialisation en énergie solaire, peut ouvrir les portes de cette carrière. Si ce professionnel ne travaille pas pour les particuliers, son rôle prend en revanche tout son sens pour les projets photovoltaïques des entreprises, des grands groupes aux PME.
Mais l’ingénieur photovoltaïque peut également travailler pour les sociétés du secteur de l’énergie, comme EDF (filiale dédiée au solaire et à l’éolien), Total Énergies ou Engie (développement de grandes centrales solaires). Il peut aussi mettre en œuvre son expertise et son savoir-faire chez des fabricants de cellules ou des ensembliers, des bureaux d’études techniques, des organismes de recherche en énergie solaire, etc.
En termes de rémunération, un ingénieur de projet solaire reçoit entre 36 000 € et 47 000 € par an.
3. Conducteur de travaux solaires
Acteur majeur dans le domaine de l’énergie solaire, le conducteur de travaux solaires joue un rôle clef dans la préparation, la sécurisation et la coordination de projets BtoB (industriels, tertiaires, collectivités, agricoles).
Qu’est-ce qu’un conducteur de travaux solaires ?
Le conducteur de travaux photovoltaïques coordonne les travaux de montage au sein des centrales solaires (parcs photovoltaïques ou des grosses installations de toitures). Il est responsable de la qualité des travaux et s’assure du bon déroulement et de la sécurité du chantier. Il intervient de la réception du dossier jusqu’à la mise en service du site et reste le garant du respect des délais, des budgets et des normes de sécurité.
À la fois chef d’orchestre et homme de terrain, il suit et organise les moyens humains, techniques et financiers nécessaires à la réalisation du chantier. Il travaille en partenariat étroit avec différents partenaires tels que :
- le chef de chantier ;
- les équipes d’ouvriers et de techniciens sur le terrain ;
- l’architecte ;
- les fournisseurs et sous-traitants ;
- les clients ;
- le service comptabilité ;
- etc.
Son savoir-faire est un mélange de technique, d’organisation et de management des hommes. Il doit être polyvalent et rigoureux, car il peut conduire plusieurs chantiers en parallèle.
Comment devenir conducteur de travaux solaires ?
Plusieurs chemins mènent au métier de conducteur de travaux solaires :
- un bac + 2 avec un BTS Bâtiment ou Travaux Publics, par exemple ;
- un bac + 3 avec une licence professionnelle métiers du BTP, BUT Génie Civil, ou un diplôme de conducteur de travaux ;
- un bac + 5 au sein de certaines écoles d’ingénieur qui préparent également à ce métier.
Avec l’expérience, le conducteur de travaux solaires peut connaître une belle évolution de carrière vers des postes de chef de projet en énergie solaire ou de responsable d’unité photovoltaïque. Côté salaire, sa rémunération moyenne est d’environ 38 000 € par an.
III. Le métier de technico-commercial photovoltaïque
Le technico-commercial solaire, comme son nom l’indique, est un subtil mélange de vente et de technique. Mais attention, ce n’est pas un simple commercial.
1. Le métier de technico-commercial photovoltaïque en pratique
Un technico-commercial photovoltaïque est doté d’un double savoir-faire. Il est parfaitement rodé aux techniques commerciales, autrement dit à la vente, mais il possède également des compétences techniques dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque.
Comme tout commercial, son rôle est de prospecter, développer et gérer son portefeuille de clients. Il se charge également des études techniques de faisabilité et conçoit des solutions sur mesure qui répondent aux besoins de ses clients, qu’il s’agisse de particuliers, de collectivités ou de professionnels.
Dans ce cadre, ses missions sont multiples. Il peut ainsi :
- commercialiser une offre photovoltaïque (prospection, animations de manifestation, etc.) ;
- conseiller ses prospects ou clients sur les aspects techniques, réglementaires, financiers, etc. ;
- réaliser et négocier les devis ;
- préparer les dossiers d’aides financières ;
- suivre les dossiers ;
- assurer le service après-vente auprès de ses clients ;
- fidéliser la clientèle existante ;
- développer le chiffre d’affaires de l’entreprise pour laquelle il exerce ;
- etc.
2. Les études pour devenir technico-commercial photovoltaïque
Pour accéder au métier de technico-commercial photovoltaïque, il faut parfaitement maîtriser les techniques de vente. Généralement, les technico-commerciaux photovoltaïques sont issus d’un BTS Technico-commercial ou Force de Vente en Énergies. Mais ce n’est pas la seule voie d’entrée dans ce métier. D’autres études sont possibles, comme :
- un BEP/CAP en Énergétique, Électricité, ou Maintenance des Systèmes Énergétiques et Climatiques ;
- un bac Pro Technicien en Énergies Renouvelables ;
- un bac STI2D (Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable) ;
- un BTS Fluide, Énergie, Environnement, option Génie Climatique ;
- un BUT GTE (Génie Thermique et Énergie) ;
- une licence professionnelle en Énergies Renouvelables et Économie d’Énergie ou en Gestion de la Production Industrielle, spécialité Éco-Gestion des Énergies Renouvelables ;
- un master en Énergies Renouvelables ou en Économie de l’Énergie.
La rémunération moyenne d’un technico-commercial en énergies renouvelables débute entre 18 000 € et 24 000 € par an. Néanmoins, il faut ajouter des primes, des commissions et de nombreux autres avantages en nature. Plus expérimenté, il peut prétendre à un salaire moyen de 45 000 € annuel.
IV. Les métiers de recherche et d’études photovoltaïques
Si les métiers précédents sont relativement connus, d’autres acteurs interviennent dans le secteur du solaire. En effet, vendre et installer des panneaux solaires est une chose, mais encore faut-il que quelqu’un les conçoive.
1. Ingénieur de recherche photovoltaïque
Les ingénieurs de recherche photovoltaïque occupent une place cruciale dans l’innovation technologique du domaine. En effet, leur rôle stratégique s’articule autour du développement de nouvelles technologies photovoltaïques. Ils cherchent sans cesse des moyens d’optimiser l’efficacité énergétique et de repousser les limites de la production solaire.
Le rôle stratégique d’un ingénieur de recherche photovoltaïque
Les ingénieurs de recherche photovoltaïque sont des visionnaires. Leur contribution va au-delà de la simple exécution des tâches techniques. Ils sont les pionniers qui définissent la trajectoire future de l’énergie solaire.
Leur rôle consiste à :
- concevoir et tester des technologies novatrices ;
- surveiller les tendances du marché ;
- collaborer avec des équipes multidisciplinaires pour traduire leurs idées en réalité ;
- améliorer le rendement photovoltaïque ;
- faciliter l’industrialisation des panneaux solaires photovoltaïques ;
- réduire les coûts de fabrication.
Il s’agit bien entendu d’un métier très technique. L’étude des propriétés physiques, chimiques, optiques ou mécaniques des matériaux qui composent les panneaux solaires reste leur quotidien.
De manière générale, l’ingénieur de recherche photovoltaïque travaille au sein d’équipes dans les centres de recherche, les bureaux d’études des grandes entreprises et les laboratoires des institutions publiques.
Formations, diplômes et salaire de l’ingénieur de recherche photovoltaïque
Devenir ingénieur de recherches photovoltaïque requiert un diplôme d’ingénieur, souvent complété par une spécialisation en énergies renouvelables ou en photovoltaïque. Les formations doctorales sont également courantes pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, comme un doctorat en chimie ou en physique des matériaux, par exemple.
Côté salaire, les ingénieurs de recherches photovoltaïques peuvent espérer des rémunérations attractives. Le salaire mensuel moyen de départ se situe entre 2 300 € et 2 800 € net, mais reste variable selon l’employeur, le profil et la situation géographique.
2. Chargé d’études photovoltaïque
Les chargés d’études photovoltaïques opèrent dans l’ombre pour que la lumière du soleil devienne une ressource exploitable. Leur travail consiste à décrypter les subtilités des projets photovoltaïques, de l’analyse des données à la planification stratégique.
Chargé d’études photovoltaïque : qu’est-ce que c’est ?
Les chargés d’études photovoltaïques font partie des architectes des projets solaires. Leur rôle consiste à analyser les données météorologiques, la topographie du site et les besoins énergétiques pour concevoir des installations solaires optimales. Ils traduisent les variables complexes en plans tangibles, assurant ainsi l’efficacité maximale des panneaux solaires.
En clair, le quotidien de ce métier consiste à :
- concevoir les installations photovoltaïques dans le respect des normes et le cahier des charges du client ;
- dimensionner les installations photovoltaïques pour les rendre optimales ;
- réaliser les plans, les schémas et les notes de calculs ;
- réaliser et suivre les démarches administratives ;
- assurer une veille technologique ;
- proposer des solutions techniques ;
- préconiser le choix du matériel le plus adapté ;
- etc.
Comment devenir chargé d’études photovoltaïque ?
Devenir chargé d’études photovoltaïque implique une formation en ingénierie, souvent spécialisée en énergies renouvelables ou en photovoltaïque. Les formations de niveau bac + 5, avec des cours axés sur la modélisation énergétique et la conception de systèmes photovoltaïques, sont aussi possibles.
S’il veut bénéficier d’une évolution de carrière rapide, le chargé d’études solaire doit toujours actualiser ses connaissances techniques. Après tout, ce domaine se transforme particulièrement vite. Parmi les évolutions de carrière envisageables, il peut devenir conseiller en énergies renouvelables ou s’orienter vers un poste à responsabilité, comme chef de projet solaire.
En ce qui concerne son salaire, la rémunération moyenne annuelle tourne autour de 39 000 €.
V. Le métier d’opérateur de fabrication photovoltaïque
À la lecture de ce qui précède, vous visualisez sans doute mieux la diversité des métiers du photovoltaïque. Mais parmi les maillons essentiels du secteur solaire, n’oublions pas l’opérateur de fabrication photovoltaïque, car ce dernier joue un rôle important dans la chaîne de production des composants solaires.
1. Le métier d’opérateur de fabrication photovoltaïque : ce qu’il faut savoir
Sans surprise, un opérateur de fabrication photovoltaïque… fabrique des panneaux solaires. Dans le cadre de la transformation des matières premières en panneaux solaires fonctionnels, il assure la mise en place des équipements, supervise le processus de fabrication et veille à la qualité des composants. En somme, il garantit l’efficacité et la fiabilité des panneaux photovoltaïques et peut également être amené à participer à leur recyclage.
Ses missions sont très variées et englobent :
- l’acheminement des composants ;
- le contrôle qualité des composants ;
- l’assemblage des composants et matériaux (plaques de verre, cellules, connecteurs, etc.) ;
- le test des panneaux solaires photovoltaïques ;
- le conditionnement des panneaux, protection et stockage sur palette.
L’opérateur de fabrication photovoltaïque doit donc être en mesure de suivre des procédures complexes, de travailler en équipe (chaîne de production) et, bien sûr, de faire preuve de dextérité manuelle.
2. Le métier d’opérateur de fabrication photovoltaïque : son parcours professionnel
L’opérateur est quoi qu’il arrive un ouvrier qualifié. En matière de formation, plusieurs chemins mènent à cette carrière, comme :
- un CAP en Conduite des Systèmes Industriels ;
- un BEP en électricité, électronique ou électrotechnique ;
- un bac Pro Productique Mécanique ;
- un diplôme d’opérateur de fabrication par VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience).
En termes de salaire, ce dernier est souvent rémunéré au SMIC, mais tout dépend de sa qualification et de l’entreprise qui l’emploie.
C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des principaux métiers du photovoltaïque. S’il en existe encore beaucoup, du fait de la pluralité des spécificités du secteur et des employeurs potentiels, il semble compliqué de tous les recenser. Une chose est sûre cependant, le nombre de professionnels du solaire va poursuivre sa croissance dans les années à venir, avec la progression perpétuelle de l’énergie solaire sur tout le territoire français. Alors si vous cherchez à vous reconvertir, c’est peut-être la voie qu’il vous faut prendre !